01 apr 2017

"Il Caravaggio avrebbe commesso due omicidi", un articolo di Carole Blumenfeld su Le Journal des Arts

Caravaggio aveva dovuto lasciare Roma nel 1606 dopo aver ucciso Ranuccio Tomassoni. Riccardo Gandolfi ha ritrovato la biografia di Gaspare Celio, che attesterebbe che il pittore aveva già ucciso un compagno in Lombardia, forse accidentalmente. Prossimamente per l'editore Leo S. Olshski l'edizione critica della biografia ritrovata.


Le Caravage (1571-1610) fait décidément couler beaucoup d’encre; sa révolution picturale, la modernité de ses scènes, sa vie aventureuse en font un personnage particulièrement romanesque très connu du grand public. Cette nouvelle révélation va ajouter à sa légende, il n’aurait pas un seul meurtre à son actif mais deux. C’est ce que révélerait un manuscrit inédit du peintre Gaspare Celio (1571-1640) découvert par Riccardo Gandolfi, 29 ans, jeune docteur italien en histoire de l’art (La Sapienza, université de Rome).
Cette découverte vient corroborer les annotations figurant en marge de la version du manuscrit conser-vée à Venise par Giulio Mancini, biographe du Caravage. Celles-ci, difficiles à lire et à interpréter, font état d’une plaisanterie avec une prostituée et un gentilhomme qui aurait tourné au drame. Les mots de Mancini, qui ne figurent pas dans la version imprimée, doivent être consi-dérés avec prudence selon l’historien de l’art Giacomo Berra. Mancini évoque une peine d’un an de prison qui ne correspond à aucune dispo-sition juridique milanaise de l’époque. Le manuscrit de Celio parle, lui, du meurtre accidentel d’«un camarade». Autre détail inédit: lorsque le Caravage commit le meurtre très célèbre de Ranuccio Tomassoni en 1606, il l’aurait frappé à la tête avec une raquette, la dispute survenant, le fait est connu, après une querelle au jeu de paume. De fait, comme l’explique Riccardo Gandolfi, «la récidive, synonyme de condamnation certaine, expliquerait sans doute sa fuite précipitée de Rome»
On le sait depuis 2011 (exposition «Caravaggio a Roma. Una vita dal vero»), la présence du Caravage en Lombardie est attestée jusqu’en juillet 1592, date à laquelle le peintre reçoit une importante somme d’argent à la suite de la dispersion des biens familiaux; il serait arrivé à Rome à la fin de 1595. Tous les textes anciens mentionnent son extrême pauvreté lors de son installation à Rome, ce qui indique, selon Orietta Verdi, vicedirectrice des Archives de l’État de Rome, qu’il dépensa toute sa fortune entre 1592 et 1595. Son contemporain Gaspare Celio décrit aussi ces difficultés: «Il réalisait pour un boutiquier dit “Lorenzo le Sicilien” [identifié comme Lorenzo Carlo par Marco Pupillo] des têtes de saints, payées chacune cinq baiocchi. Dès qu’il en avait peint deux, il partait manger» [...]


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